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Place publique

Place publique

(d'Agnès Jaoui. France, 2017, 1h38. Avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Léa Drucker, Kévin Azaïs, Sarah Suco. Rencontres d'Avignon 2018)   18 avril 2018 (Magali Van Reeth) – Avec un humour parfois grinçant mais qui vise juste, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri nous invitent à passer la soirée avec les célébrités du monde des médias, réunis dans une magnifique propriété à la campagne.   C'est une fête organisée par une productrice d'émissions télé, dans sa nouvelle résidence secondaire. On retrouve son animateur vedette, Corso, qui vit douloureusement le passage à la soixantaine, un jeune youtubeur en survêtement rouge, très populaire dans les réseaux sociaux, un ancien militant de l'humanitaire, des ex-maris, de trop jeunes nouvelles femmes, une serveuse qui n'a pas la langue dans sa poche, une élue locale et quelques personnes tout à fait ordinaires qui regardent, mi-ébahis mi-amusés, tout ce cirque. Tout comme le spectateur de ce film réalisé par Agnès Jaoui et co-écrit avec Jean-Pierre Bacri. Tous les deux l’interprètent, en compagnie de Léa Drucker, Kevin Azaïs ou Sarah Suco.   Comment ne pas évoquer, devant le spectacle de cette soirée, La Foire aux vanités, ce roman de William Thackeray, paru en 1846 où déjà, dans la bonne société anglaise du 19° siècle, la fortune et la célébrité faisaient tourner les têtes... Agnès Jaoui filme comme au manège les ego qui ne supportent pas la moindre égratignure, la jalousie qui ronge les cœurs, l'hypocrisie ambiante, la fascination pour les célébrités. Une célébrité venue non pas de leurs actions généreuses ou de la pertinence de leurs prises de positions mais de leur présence régulière dans les médias.     Avec une caméra qui virevolte dans la fête, passant du jardin aux cuisines, d'une répartie acide à une amère constatation, on voit que la réalisatrice questionne toujours l'authenticité de chacun derrière la façade sociale qu'on se donne. Parce que les deux scénaristes approchent aussi de la soixantaine, ils montrent avec humour la grande détresse de ceux qui n'acceptent pas de vieillir et de se voir remplacer par ceux qui sont plus jeunes que leurs propres enfants.   La question sociale est aussi au cœur de cette fête puisque autour des riches, il faut toujours des gens pour les servir : chauffeurs, femmes de ménage, serveurs, secrétaires et les voisins agriculteurs qui n'arrivent pas à s'endormir avec le bruit de la musique A moins qu'ils ne supportent pas cette ostentation, cet étalage de richesse. Malgré le tutoiement de son patron, un chauffeur reste un chauffeur et il est plus facile de publier un livre quand on est la fille de quelqu'un de connu, peu importe la qualité du contenu.   A travers la maîtresse de maison accrochée à son portable et incapable de profiter de l'instant présent, la serveuse qui préfère faire des selfies que de passer les petits fours, la bobo qui veut absolument faire passer une Afghane à la télé ou le Roumain qui râle contre les migrants, c'est tout un pan de notre société qui est mis sur la Place publique. Ce film est un miroir qu'Agnès Jaoui nous tend avec bienveillance pour pointer le ridicule de certains de nos comportements.   Magali Van Reeth
SIGNIS Mexique tient son assemblée annuelle

SIGNIS Mexique tient son assemblée annuelle

Mexico, 18 Avril 2018 (SIGNIS Mexique). Le Samedi 7 Avril 2018, au siège de l'Université de Anahuac, les membres et les exécutifs de l'Association catholique de Communication du Mexique, SIGNIS Mexique, a célébré son Assemblée 2018 afin de présenter le rapport annuel du Conseil d'administration, de proposer un plan d’action et d’accepter de nouveaux membres. L'Assemblée a commencé par la célébration eucharistique présidée par l'aumônier de l'organisation, P. Ange Lorente, qui a invité le public à réfléchir sur la recherche de communiquer en vue de la croissance intégrale de la personne. Les membres de l’exécutif de SIGNIS Mexique, le président Ricardo Cruz, le secrétaire José Luis Espinosa et le trésorier Carlos Valles, ont présenté un rapport détaillé des activités réalisées du 4 Février 2017 au 6 Avril 2018. Parmi les actions menées, figurait la participation de SIGNIS Mexique au congrès mondial de SIGNIS, qui s'est tenu à Québec, Canada ; la construction de liens plus étroits avec SIGNIS et SIGNIS Amérique Latine ; et la construction de quatre projets spécifiques : Opinion publique, Massive Open Online Courses, EcclesiApp et SIGNIS Mexico Joven. José Luis Espinosa a partagé les progrès réalisés dans la mise en place des règles de fonctionnement : « Nous avons travaillé tout au long de cette période sur un projet de règles de fonctionnement, car il est nécessaire de réglementer le fonctionnement de l'institution et de définir les droits et obligations ». Dans ce domaine, le Conseil a proposé aux membres de créer un comité pour la mise à jour des paramètres constitutifs, l'élargissement de l'objet social, les règlements, les normes et la reconstruction juridique de l'association en fonction des nouvelles exigences du cadre juridique et fiscal mexicain. Le trésorier, Carlos Valles, a expliqué le rapport financier de l'association ainsi que les statuts d’adhésion à SIGNIS Mexique. Les membres actifs de l'Assemblée ont approuvé ces statuts et accueilli de nouveaux membres qui se joignent à l'engagement de travailler avec les médias à l'appui des communicateurs catholiques pour transformer les cultures à la lumière de l'Évangile et promouvoir la dignité humaine, la justice et la réconciliation. En ce qui concerne le plan d’action, le conseil d'administration a présenté trois objectifs principaux : la consolidation institutionnelle, le financement vers l'autosuffisance et l'impact de l'organisation à travers des sources fiables et la rigueur doctrinale. Inspirée par les expériences de SIGNIS et SIGNIS Amérique Latine, l’Assemblée a validé la création de six comités de travail, quatre projets de base et trois événements, ayant pour but de servir les communicateurs catholiques et les professionnels de la communication au Mexique.