Tokyo, 16 mai 2018 (SIGNIS Japon). Le 42ème prix du film catholique japonais, décerné chaque année par SIGNIS Japon, est décerné à « Blanka », de Kohki Hasei. La cérémonie s’est tenue ce week-end, à Tokyo, suivie de la projection du film.

Blanka gagne sa vie dans les rues de Manille par des petits vols et astuces. Elle rêve d'économiser suffisamment d'argent pour « acheter » une maman. Quand elle rencontre le talentueux Peter, un musicien aveugle, sa vie prend une direction inattendue. Ils décident d'unir leurs forces pour affronter les luttes quotidiennes. Grâce à Peter, Blanka découvre qu'elle est une chanteuse talentueuse et, plus important encore, comprend que l'argent ne peut pas acheter l'amour d'une personne.

Ci-dessous, Fr. Masahide Haresaku, prêtre consultatif de SIGNIS Japon, explique pourquoi Blanka a reçu le prix cette année:

« Quel beau film qu’est Blanka ! Vous y verrez de belles rues et des gens merveilleux, alors que vous verrez des bidonvilles, des enfants des rues pauvres et des sans-abri. Mais pourtant, tout vous semblera beau, parce que le cinéaste pense qu'ils sont beaux. Les films sont une forme d'art créé par ceux qui ont de beaux yeux !

Je peux comprendre les idées que le réalisateur a voulu représenter : l'empathie pour Blanka, l'affection pour Sebastian et le respect pour Peter.

Pensez à nos vies quotidiennes. Nous rencontrons souvent des gens comme Blanka, Sebastian et Peter dans les rues. A ce moment, nous sentons ‘quelque chose’, mais hélas, nous passons très vite à autre chose. Ce ‘quelque chose’ devrait sauver notre monde solitaire. Le réalisateur Koki Hasei a minutieusement dépeint cet invisible et difficile à expliquer ‘quelque chose’. Le sourire innocent de Sebastian nous fait comprendre ce qu'est un film : peut-être que les films sont un outil avec lequel nous partageons la beauté humaine.

Le moment où Blanka et Peter deviennent une famille, bien qu'ils ne soient pas liés par le sang, est très beau : leurs visages brillent au-delà de l'expression. Oui, le monde que Dieu a créé est beau. Je pense fortement que nous devrions donner notre Prix à M. Hasei qui a fait un si beau film. D’ailleurs, mes yeux étaient remplis de larmes à la fin de la projection. »