Mangaluru, 5 décembre 2017 (SIGNIS Inde). « Aujourd'hui, les médias semblent avoir perdu le contrôle, c'est devenu un vrai business, où les seuls intérêts sont les chiffres et les audiences », a déclaré le Dr. G. P. Shivaram, professeur à l'Université de Mangalore, au séminaire intitulé « Les médias ont-ils besoin de limites ? », organisé par la Fondation Sandesha et l'Association des anciens médias de Mangalagangothri (MAAM), Inde.

« Les médias indiens jouissent de la liberté mais ne sont pas indépendants. Cette question doit être réfléchie et discutée. Les médias sont aujourd'hui polarisés à cause des affiliations politiques, religieuses et corporatives. Cela conduit à montrer des préjugés lors de la diffusion d’actualités. Tous ne sont pas biaisés, mais l'opinion des gens sur les médias en général affecte le journaliste qui est sur la bonne voie », a-t ’il ajouté.

« Lorsque Mumbai a été attaqué par des terroristes, certaines chaînes ont commencé à couvrir en direct les mouvements du personnel de l'armée et ses stratégies, mais les gens qui ont regardé ces informations n’ont rien appris d’important, alors que les ennemis qui ciblaient notre pays ont eu un plan clair sur les stratégies de l'armée. Ces médias n’ont pas pensé que cela aidait l'ennemi et qu’ils menaçaient la sécurité nationale », a-t-il déclaré. « Il est nécessaire de donner aux gens l'occasion de signaler les fautes des médias. Réaliser ses erreurs et les corriger aideront à devenir un journaliste éthique ».

Présidant le programme, le F. Victor Vijay Lobo, Secrétaire de SIGNIS Inde, a déclaré que les gens voulaient devenir le miroir de la société. « Les médias devraient refléter les choses qui sont utiles à la société et aider à corriger la société et le système, les médias devraient aider le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif, et les droits démocratiques des citoyens », a-t-il déclaré.

La fondation Sandesha vise à promouvoir un journalisme de qualité et organise chaque année des cours de journalisme pour les apprentis. Ce séminaire vise à lancer un débat sain et une discussion entre les journalistes.